Festival Differ'art

Quand l'art fête ses différence 1ere édition : "Vues de femmes"

11 mai 2008

Expo d'Alison LAPPER

web_schippershof3231_1_ Au musée 't SHIPPERSHOF à MENIN rue de LILLE

Nous présenterons Alison LAPPER

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Date de naissance: 7 avril 1965
Lieu de naissance: Burton on Trent
Membre de l'AAPBP depuis: 1995
Technique: Peintre de la bouche

Alison Lapper est venue au monde sans bras. Voilà pourquoi elle a passé les 17 premières années de sa vie dans un hôpital en Sussex, Grande-Bretagne. Dès sa jeunesse, elle s'est mise à peindre avec le pied. Après une opération, elle a dû abandonner la peinture avec le pied et passer à; la peinture avec la bouche. Elle a quitté l'hôpital où elle se trouvait pour un centre de diagnostic de Grande-Bretagne où elle a vécu deux ans. Pendant cette période et par la suite, elle s'est consacrée intensément à; sa formation artistique.

En 1994, elle a été admise sur la liste d'honneur des meilleurs étudiants des Beaux-Arts de l'université de Brighton. L'AAPBP soutient Alison Lapper depuis 1982 en lui versant une bourse. Après avoir été admise dans l'Association comme membre associé en 1993, elle a obtenu la qualité de membre à; part entière en 1995.

Parmi les motifs préférés d'Alison Lapper, on compte les nus, les collages et les compositions. Elle utilise principalement la technique de l'aquarelle pour réaliser ses tableaux. Alison Lapper dessine avec une assurance extrême qui domine son œuvre et à laquelle elle donne la plus grande importance. Ce peintre de la bouche enseigne aujourd'hui dans le cadre de séminaires d'une journée. Ses travaux ont souvent été exposés et ont obtenu des prix. Alison Lapper a plusieurs fois été l'invitée principale d'émissions de radio et de télévision.

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Trois artistes à "La Galerie"

C'est un lieu qui ne ressemble pas à un autre. La Galerie, installée dans une ancienne usine rue Maurice-Simono, a ouvert ses portes à Halluin. Elle est l'oeuvre d'un passionné d'art, André Fostier qui, à travers cette salle d'expositions, veut sortir l'art contemporain des lieux élitistes.

Nous y présenterons Eric BERVOET

Eric BERVOET est un jeune artiste peintre que l’on peut qualifier de différent mais nous le laisserons se présenter lui-même lors de l’expo…

Son travail est en tout point remarquable tant dans la spontanéité que la force qu’il fait jaillir sur le moindre centimètre carré de ses toiles.

Très productif, Eric BERVOET a engagé son travail pictural sur différents thèmes, nous nous attacherons lors du festival à montrer celui qu’il a mené autour de la représentation de la femme. Vous découvrirez alors une oeuvre forte et un univers tout à fait interressant…

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Marie PIERRE BLANCHET et Anne BEILLEVAIRE

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Marie-Pierre Blanchet est infirme moteur cérébral, son élocution est difficile. Elle a suivi des études supérieures, obtenant une licence en Lettres Modernes, et habite à Montpellier (34) dans un appartement indépendant depuis plusieurs années : "Je vis seule, et participe au Conseil d'Administration du GIHP de l'Hérault. J'ai essayé de trouver un emploi, ça a été trop compliqué". Malgré cela, Marie- Pierre Blanchet a une vie remplie : peinture, écriture, musique, danse... Elle multiplie les expositions de ses oeuvres, dont quelques- unes ont été vendues, signe de reconnaissance de la qualité de son travail pictural.

La voici désormais modèle, devant les objectifs  d'Anne Beillevaire.

A 33 ans, cette  dernière a repris un parcours photographique interrompu en 1997 par un grave accident de moto : elle, amputée des deux jambes au-dessous du genou, et son conjoint tué sur le coup. Avant, elle avait suivi une formation durant quatre ans, au CE3P d'Ivry (94), puis avait travaillé comme tireuse- filtreuse pour l'agence Gamma. "J'avais un orteil dans la presse, je voyais les planches contacts, les retours, les sélections, j'étais en relation avec les photographes". Elle a commencé à faire de la prise de vues et, influencée par son frère motard, elle couvre les courses de motos et partage son temps entre son métier et des piges photo pour des magazines. Jusqu'à l'accident, et l'arrêt de la prise de vues. "J'ai retrouvé le moral quand l'association Art Prime m'a contacté pour exposer lors du salon Autonomic Paris en 2004. Ça m'a incité à reprendre la photographie"... "Je voulais montrer la beauté sans le sexe". Lors du salon Autonomic Marseille, sa rencontre avec Marie- Pierre Blanchet va lui permettre de relancer cette idée. "Elle participait à un défilé de mode, je lui ai proposé de poser, elle m'a demandé pourquoi, je lui ai répondu'parce que tu es belle' !".

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Anne a effectué les séances de prise de vues chez Marie- Pierre, "pour m'imprégner de son univers et de son vécu".

"Se montrer nue est tabou pour une personne handicapée, estime Marie-Pierre Blanchet. Je voulais lever ce tabou pour montrer qu'une femme handicapée peut être féminine et pas asexuée. On a toujours mis en valeur mon intelligence, je voulais également montrer que j'ai un corps. Je fais de la danse, la démarche est identique, monter que mon corps s'exprime. Un corps handicapé peut être beau et agréable à regarder. Quand Anne m'a demandé de faire des photos, j'ai d'abord pensé à moi. A mon image. Je voulais me voir pour m'ouvrir. En fait, j'avais peur de me regarder et les photos d'Anne m'ont permis de me voir. J'ai réalisé que je pouvais être belle. Après, quand on a exposé, j'étais détachée et mon corps prouve que le handicap n'est pas une barrière".

Anne Beillevaire a joué sur l'opposition ombre/lumière, une manière de raconter la personnalité de Marie- Pierre : "Au début, je n'ai pas parlé de ces images à ma famille. Mes amis ont été étonnés, ils m'ont encouragée dans cette démarche, et après j'ai montré les photographies à ma famille. Elles sont aussi pour ma famille, pour montrer que j'étais capable d'exposer mon corps même s'il est handicapé. Et dans ma famille on parle peu du corps, ça m'a beaucoup manqué, parmi elle j'ai du mal à me sentir femme. Ma famille me voit encore comme une petite fille handicapée. Grâce aux photos d'Anne, ça va peut- être changer"...

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Nous n’avons malheureusement pas de reproduction des peintures de Marie-Pierre à présenter dans cet article.

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Blesures de Femmes

A la Médiathèque de Tourcoing :

Nous présenterons : Catherine CABROL et son expo :     logo_blessure_de_femme cliquez sur l'mage pour découvrir le dossier complet

En Asie, au Moyen-Orient, des femmes sont assassinées au nom de l’honneur. En Afrique, des petites filles subissent l’excision au nom de la coutume. En Occident, des femmes meurent sous les coups de leur partenaire au nom du plus fort. De la naissance à la mort, en temps de paix comme en temps de guerre, les femmes sont confrontées à un cycle infernal de dépendance et de répression dont se rendent coupables les Etats, la société ou les familles.

En 2003, le président Afghan, Hamid Karzaï, a amnistié vingt jeunes femmes accusées d’abandon du domicile conjugal parce qu’elles refusaient le mariage forcé. Dès leur libération, certaines ont été mises à mort par leur propre famille, beaucoup ont « disparu ».

En 2005, comme chaque année, environ deux millions de fillettes seront excisées dans 25 pays d’Afrique, en Indonésie, en Malaisie, au Yémen et parmi les populations immigrées en Europe et notamment en France… Cent vingt millions de femmes victimes de mutilations sexuelles vivent actuellement sur le seul continent africain, soit le tiers de la population féminine de l’Afrique.

En Europe, la violence conjugale est la première cause de décès des femmes de 16 à 45 ans, bien avant le cancer ou les accidents de la route… En France, 5 femmes meurent chaque mois à la suite de violences conjugales et selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 70 % des femmes victimes d’un homicide sont tuées par leur partenaire masculin.

Si toutes ces violences perdurent et se multiplient, c’est que trop de pays ont encore des lois et des pratiques discriminatoires à l’égard des femmes… Le dernier recensement réalisé en Chine en l’an 2000 a montré que le rapport entre les naissances des filles et celles des garçons était de 100 pour 119, alors que la norme biologique est de 100 pour 103.

Il y a encore trop de sociétés où les religieux et les médias font l’apologie de traditions et d’attitudes visant à asservir les femmes… Le 11 Mars 2002, quinze écolières ont été brûlées vives dans l’incendie de leur école à La Mecque, en Arabie Saoudite. Les membres de la police religieuse les ont empêchées de quitter le bâtiment parce qu’elles ne portaient pas de foulard et qu’aucun homme de leur famille n’était présent pour les prendre en charge…

Et puis il y a encore et toujours la folie des hommes… En Afrique du Sud, des jeunes filles sont violées et contaminées par ceux qui croient qu’une relation sexuelle avec une vierge les guérira du sida.

La violence contre les femmes est un phénomène universel qui ignore lesbarrières de la richesse, de la culture ou de la race, et parfois même de la raison… En matière de droits humains, c’est le pire des scandales de notre époque.

L’intention

Femme, je suis concernée par ces drames, même modestement, je veux agir. Photographe, je demande à des femmes qui ont subi ces humiliations, ces crimes, de bien vouloir “poser” leurs regards un instant sur nous. Loin de l’image courante de la femme victime, je les incite à relever la tête au contraire, à nous faire face, à visage ouvert, avec pudeur et féminité. Et dans leurs yeux, leurs postures, leurs mains, je cherche la beauté qui l anime, je veux leur rendre cet hommage…

Ce n’est pas seulement la colère qui motive mon acte photographique, j’agis pour apporter du soutien et du respect à toutes les femmes blessées, pour leur rendre leur dignité, pour prouver que la honte et la peur ne les empêchent plus de se montrer et quand elles osent témoigner, on peut les prendre au sérieux. Il y a des moments où prendre en photo, c’est prendre dans les bras. Ce baptême photographique me procure une proximité avec chacune, j’apprends des histoires de vie, j’entends des confidences qui pourraient aider beaucoup d’autres femmes à retrouver le goût des autres, à condition que leurs expériences soient racontées, que leurs voix soient entendues…

Chaque photographie sera accompagnée d’un texte de leurs témoignages. Si l’art peut inciter au respect et à l’amour des êtres, je me dois d’être une “artiste militante”.

Avec toute ma profondeur,

Sincèrement.

Catherine Cabrol

Posté par differart à 23:47 - 7. Les EXPOS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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